08 mai 2008
Sous les pavés ...
Ce n'est un secret pour personne, les renardes sont de grandes frileuses, et elles raffolent de la chaleur. Hélas pour moi, je vis dans une région fort peu gâtée par les éléments.
N'ayant ni les moyens ni le temps de faire l'aller retour tous les ouikendes jusqu'à Tahiti, j'ai donc tout bonnement décidé "d'installer Tahiti " chez moi.
Le projet fut lancé, âprement discuté, puis abandonné. Assez bizarrement, il revint sur la table l'an dernier et fut enfin accepté.
Cela fait donc un mois que je goûte aux joies de la luminosité et de la chaleur, allongée paisiblement dans ma chaise longue. Je partage ce petit paradis avec un Trachycarpus Fortunei fort beau qui ne demande qu'à s'épanouir. Il n'est certes pas très bavard mais ça tombe bien : moi non plus.
Je lis, je rêve, j'écris, bref je revis.
Le bilan s'avère donc des plus positifs : cette véranda m'a coûté la peau des fesses mais, au moins, je peux les exposer à l'air libre sans risquer une pneumonie ...
06 mai 2008
Fragile
Parfois je me demande si le Sotto Voce ne ressemble pas plutôt à une petite coquille de noix ballottée au gré des courants.
05 mai 2008
Maux d'enfant
- Dis maman, pourquoi elle pleure la dame ?
Et la maman de gronder son rejeton un peu trop curieux !
...
J’aurais pu lui dire à ce petit garçon, que même si j’avais effectivement le cœur gros, je ne pleurai pas. Lui dire que j’ai les yeux très fragiles, que je suis pratiquement obligée de porter des lunettes de soleil même l’hiver ce qui fait parfois sourire les passants.
Le moindre coup de vent ou même un rayon de soleil, et mes yeux jouent les fontaines.
J’aurais pu aussi lui dire que lorsque j’avais son âge, c’était tout le temps que mes yeux larmoyaient. Même que j’avais rencontré un grand monsieur avec une blouse blanche qui m’avait parlé avec des mots compliqués. Il m’avait donné des gouttes qui faisaient très mal alors je pleurais encore plus ! Ce n’était pas très malin de sa part, pensais je à l'époque !
Alors, on m’avait conduit auprès une dame un peu magicienne et elle m'avait guérie.
...
J’aurais pu lui raconté tout ça et bien d’autres choses encore … mais il était déjà parti .
04 mai 2008
Marée basse
03 mai 2008
Peu à peu
Au début, je ne me suis rendue compte de rien. Il faut dire que c'était pratiquement imperceptible.
Puis j'ai compris :
"Chaque jour tu pourras t'asseoir un peu plus près " disait le renard au petit prince.
Nous faisons désormais l'inverse.
Chaque jour, un peu moins de temps, un peu moins de mots. Tout doucement, très doucement.
Tu es à chaque fois un peu plus loin.
Et les rites, petit à petit, tu les délaisses, tu les abandonnes.
Oui, je sais, c'est moi qui t'ai demandé de m'apprivoiser donc c'est ma faute si je pleure. C'est ce que dit l'histoire, non ?
Je n'espère qu'une chose : que cet épisode n'aggrave pas ma méfiance naturelle de renarde, méfiance déjà bien "handicapante" dans la vie de tous les jours.
02 mai 2008
Mes retards
J’ai séché mon cours de piano.
Ce n’est guère mon habitude, mais je ne voyais pas d’autres solutions.
Compte tenu de l’état d’avancement de mon programme, je lui aurai fait perdre son temps.
Certes, je n’aurai pas perdu le mien.
On apprend toujours quelque chose en cours. Un phrasé, une altération oubliée.
On apprend aussi à se faire remonter les bretelles, gentiment mais fermement.
On apprend surtout à lire la déception sur le visage du prof qui s’est décarcassé pour trouver un morceau intéressant, original, à notre niveau, qui nous a donné toutes les clés, les petits trucs et qui constate que ça n'a servi à rien.
Et c’est ça qui me fait le plus de mal.
Alors, promis, je vais le remercier à la hauteur de ce qu'il m'a donné, la semaine prochaine.
01 mai 2008
Joli mois
Avant, il y avait les ponts. Idéal pour enjamber un malheureux jour coincé entre deux fériés.
Au mieux, on profitait de 4 jours de congés, c'était déjà cool.
Désormais, il y a les viaducs. On enjambe allègrement les semaines :
Pour ceux qui ont bien préparé leur coup ( moi, j'ai raté), ça fait 12 jours !
Quand on vous dit que tout augmente ...
Sinon, à compter d'aujourd'hui, je fais ce qu'il me plait. Ah mai !
30 avril 2008
Poissons d’avril
Des jours que j’essayais de leur trouver une place, à mes petits poissons.
Pas simple : comment une renarde pouvait enfermer ces petits bêtes dans un aquarium ?!
J’ai souhaité avoir ici le maximum d’espace. J’ai évité le plus possible les lignes, les cadres, qui délimitent, qui emprisonnent, qui m’étouffent.
Je voulais aussi la liberté d’écrire, d’aller et venir quand bon me semble...
Alors, je les ai « relâché ». Ils se baladent quelque part dans mes colonnes .
J’aime beaucoup les scalaires qui me rappellent mon enfance.
Mais j’ai un faible pour le poisson qui fait des allers retours tout en bas.
Tiens, il porte un pyjama rayé …
Comme quoi, on est jamais tout à fait libre.
29 avril 2008
Post scriptum
Du bord de mer, j'ai aussi ramené une nouvelle bannière ...
28 avril 2008
Evolution
Il y a un an, quand je m’inquiétais pour toi, tu trouvais cela touchant.
Aujourd’hui, tu trouves cela inquiétant.
Dans un an, tu trouveras cela probablement carrément chiant.
Peu importe
Je serai toujours là si tu en as besoin.










